Salam,

Dans un poste frontière aussi calme que celui de Sarakhs en Iran, à part un électricien tirant ses câbles, nous trouvons notre douanier dans un préfabriqué annexe qui, au vue de la tenue vestimentaire et de sa position semi-allongée devant sa tasse de thé, n’a vraisemblablement pas officiellement débuté sa journée. « Dans 30 minutes, Monsieur, aux tables de fouille », nous dit-il. 1h15 plus tard, le douanier en charge du scanner se présente enfin pour un contrôle des bagages qu’il choisi aléatoirement; c’est une sacoche chacun à déballer. Un peu de patience pour nos tampons de sortie du territoire iranien, le policier présente nos passeports à son chef avant de nous laisser filer vers le pont, lieu de passage d’un état dans l’autre.

[In a border post as quiet as the one of Sarakhs in Iran, except an electrician pulling his cables, we found only one customs officer in an annexed prefabricated building who, according to his clothing and his semi-recumbent position in front of his cup of tea, probably had not actually started his day yet. « In 30 minutes, Sir, around the checking area », he told us. 1h15 later, the customs officer in charge of the X-ray scanner turned up for a check of the luggage that he randomly chose; fortunately we had only one bag each to unpack. A little patience for our stamps of exit of the Iranian territory, the policeman wanted to present our passports to his chief before letting us go to the bridge, crossing point from one state to the other.]

Nous faisons les 2 km pour rejoindre l’énorme bâtiment blanc de la douane turkmène. A l’intérieur, nous devons passer un contrôle sanitaire (contrôle de la température corporelle) avec un médecin qui, vraisemblablement en bonne santé, nous fait passer au comptoir de la douane. Le sourire semble ici proscrit lorsque nous présentons nos passeports aux deux douaniers qui nous posent des questions sur nos lieux de villégiature que Nicolas avait préalablement identifiés et inscrits sur un bout de papier. Passage à la « banque » pour payer une charge de $14, $4 pour la banque et $10 pour la police, qui s’ajoute aux frais du visa mais dont nous ne connaissons pas les raisons. Elle est imposée depuis tout le temps, nous obtenons un reçu officiel mais difficile de déterminer ce qu’elle est vraiment. Bref, retour au comptoir de la douane avec le reçu, un petit cliché, les empreintes digitales, puis un douanier nous demande notre carte ou GPS. Sur la carte papier que nous utilisons, il pointe Sarakhs, notre point d’entrée et Farap, notre point de sortie, puis dessine avec son doigt la route reliant ces deux villes et dans un accent grave russe nous sort froidement: « Prrrenez cette rrroute et ne tourrrnez pas! ». Nous le savons, les minutes sont comptées pour achever cette distance de 500 km, la douane aussi mais ne fait rien pour nous faite sortir au plus vite. Il nous faut patienter 45 minutes non sans harceler le militaire en poste « Visa de transit, 5 jours, l’horloge tourne!! », pour enfin pouvoir avancer les vélos au scanner puis procéder à la fouille, une fois tout le matériel passé aux rayons-X. Deux dames et un jeune chef, partageant la même froideur, se font un plaisir à sortir un à un les éléments contenus dans nos sacoches (8 sacoches au total à nous deux), que nous avons mis 5 mois à organiser judicieusement, et à les étaler sur une table de 3 mètres. Ne parlant bien entendu pas turkmène, pour répondre à leurs questions, nous nous lançons dans des mimes que nous n’aurions jamais imaginé faire auparavant: beurre de cacahuète, corde à linge, mercurochrome, soupes déshydratées… enfin assurer à ces personnes que les 18 litres de boisson que nous transportons pour notre première étape sont seulement de l’eau.

[We rode the 2 km to reach the colossal white building of the Turkmen customs. Inside, we had to get a quick health check (body temperature control) with a doctor who, presumably in good health, let us go to the customs desk. Here smile did not seem allowed when we presented our passports to the two customs officers who asked us questions about our hotels in Turkmenistan which Nicolas had previously identified and written on a piece of paper. We moved on to the « bank » to pay a charge of $14, $4 for the bank and $10 for the police, an extra fee increasing the total visa price without knowing the official reasons. It has been established for some time, we even got an official receipt but hard to figure out what it really is. We returned to the customs desk with this receipt, a snapshot, fingerprints, then a customs officer asked us for our map or GPS. On the paper road map we used, he pointed Sarakhs, our entry point and Farap, our exit point, then drew using his finger the road linking these two cities and in a deep Russian accent said: « Take this rrrrroad and do not turrrrrn! « . We knew the clock was ticking to complete this distance of 500 km, the customs too but they did nothing to get us out as quickly as possible. We had to wait 45 minutes, not without harassing the soldier on duty: « Transit visa, 5 days, time is ticking!! », to be finally authorised to push our bikes to the scanner to perform the search, once all the gears having been through the X-rays. Two ladies and a young officer, sharing the same coldness, took delight in unpacking one by one our belongings from our panniers (8 panniers between the two of us), which it took 5 months to be wisely organised, spreading them all on a 3 metres wide table. We obviously did not speak any word in Turkmen, so in order to answer their questions, we had to use gestures and movements we had never imagined to do before: miming peanut butter, clothesline, Mercurochrome, deshydrated soups… and finally ensured these people that the 18 litres of beverage that we carried for our first stage were only water.]

On garde le sourire malgré l’étendue de la tâche à accomplir! / Smile on our faces despite the scale of the task to be achieved!


Jour 1 / Day 1: 63 km
À 13h15, nous sommes libérés et pouvons attaquer la traversée du pays en 4 jours et demi maintenant… Les premières centaines de mètres nous font comprendre que ces 500 km ne vont sûrement pas être des plus plaisants. De violentes bourrasques de vent soulèvent poussière et sable, nous balaient de droite à gauche et poussent Angélique à poser le pied à terre quelques fois. Ce vent de face demeure durant tout l’après midi et lorsque nous atteignons notre premier point de ravitaillement à 18h après 45 km, il semble s’estomper. Nous n’avons fait à ce point que la moitié de ce que nous avions planifié, à cause du long passage en douane et de cette météo qui ne joue pas en notre faveur. Après avoir admiré un magnifique coucher de soleil sur cette plaine, nous devons revêtir les gilets jaunes et allumer les lampes frontales pour poursuivre à la nuit tombée et gagner quelques précieux kilomètres.

[At 13:15, we were released from our duty and could start the crossing of the country in 4 and a half days now… The first hundreds of metres made us understand that these 500 km will surely not be pleasant. Violent gusts of wind raised dust and sand, swept us from right to left and pushed Angelique to put a foot down a few times. This headwind remained throughout the afternoon and when we reached our first supply point at 18:00 after 45 km, it seemed to disappear. We have only done half of what we did plan, because of the long process through customs and this weather that was not in our side. After having admired a magnificent sunset on this plain, we must put on the yellow safety vests and turn the headlamps on to continue at nightfall and gain a few more precious kilometres.]

Petite locomotive à vapeur / Little steam locomotive
Une pause « Fanta » bien appréciable avec cette forte chaleur / « Fanta » break very much appreciate with this high heat
De belles couleurs pour cette fin de première journée / Beautiful colours for the end of this first day


Jour 2 / Day 2: 142 km
Le réveil sonne à 4h30 pour être sur la route au lever du jour et nous sommes salués par hommes et femmes rejoignant les champs de coton pour la collecte. Nous rejoignons la M37, route reliant Ashgabat à Turkmenabat par un chemin de traverse rocailleux. Depuis la frontière, nous avons opté pour un itinéraire plus long avec des points de ravitaillement tous les 30 km environ. En effet, la majorité des voyageurs prennent le chemin du désert, plus court, mais sur une route secondaire au revêtement endommagé et sans magasins. Nous prenons le temps d’immortaliser le passage des 9 000 km. Sur cet axe, les camions forment des convois de 5 à 10 véhicules qui nous dépassent dans un mouvement d’air contrant le vent de face et nous profitons de l’aspiration pour accélérer quelque peu. Le soir, à la lampe frontale, nous atteignons l’entrée de Mary (Merv en turkmène) où nous demandons à un sympathique pompiste de poser la tente au coin de la station. Discrètement, il nous guide dans un coin sombre et nous demande de ne pas utiliser de flamme vive; le dîner est alors concocté sur un pont de la 4×4 voies à proximité, derrière les rambardes de sécurité.

[The alarm clock rang at 04:30 to be on the road at dawn and we were greeted by men and women joining the cotton fields for collection. We joined the M37, road linking Ashgabat to Turkmenabat via a stony road. Since the border, we have opted for a longer route with supply points every 30 km or so. Indeed, most travellers take the way of the wilderness, shorter, but on a secondary road with damaged road and no shops. We took the time to immortalise the passage of 9,000 km. On this road, the trucks formed convoys of 5 to 10 vehicles, which overtook us in an air movement countering the headwind and we took advantage of the suction to speed up somewhat. In the evening, with headlamps, we reached the entrance of Mary (Merv in Turkmen) where we asked a friendly petrol pump attendant to set up the tent at the corner of the gas station. Discreetly, he guided us into a dark corner and asked us not to use open flame; dinner was then concocted on a bridge of a four-lane motorway nearby, behind the security guardrails.]

En bleu: notre itinéraire au Turkménistan / In blue: our route in Turkmenistan
9 000 km au compteur! / 9,000 km on the bike computer!
Il est facile de rouler au Turkménistan, c’est toujours tout droit! / It is easy to ride in Turkmenistan as it is always straight ahead!
Les tracteurs à 3 roues des champs de coton / Three-wheel tractor of cotton fields
Un autre moyen de transport écologique / Another environmentally friendly method of transportation


Des convois de camions par dizaine / Dozens of convoy of trucks
Pont atypique / Interesting bridge
Ce soir c’est cuisine en bord de 4×4 voies! / Tonight cooking is performed on the side of the motorway!


Jour 3 / Day 3: 140 km
Au petit matin, à 6h, nous traversons Mary sur ses grandes artères aux nombreux monuments et énormes bâtiments blancs. Tout est calme, seules des femmes nettoient la chaussée avec un balai en fagot de bois. Nous croisons aussi quelques locaux rejoignant leur lieu de travail. La suite de la route est monotone: vent de face, tête dans le guidon, nous progressons sur une route droite avec quelques relances, dans un désert où seuls des dromadaires ruminent le peu de plantes vivantes dans un tel milieu. Nous éprouvons quelques difficultés pour trouver des endroits à l’ombre pour faire nos pauses habituelles. Le peu de végétation ne dépasse pas 30 cm du sol et nous devons parfois nous asseoir sur le bord de la route sous un arbuste à 3 branches formant un semblant d’ombre. Nous trouvons des points de vente atypiques tels ce magasin éphémère installé dans un container pour y acheter de l’eau. A la nuit tombée, toujours après un magnifique coucher de soleil orangeâtre, nous prolongeons la journée une fois de plus avec nos lampes frontales, ce qui ne semble pas déranger la police contrôlant nos passeports dans la nuit noire. Nous n’avons guère l’embarras du choix dans le lieu où déposer notre tente au moment de rendre les armes, même lorsqu’une quinzaine d’indésirables créatures positionnées autour de notre habitation nous souhaitent une bonne nuit.

[In the early morning, at 06:00, we crossed Mary on wide main roads with many monuments and enormous white buildings. Everything was quiet, only a few women were cleaning the road with a wooden fagot broom. We also met a few locals joining their workplace. The rest of the road was monotonous: headwind, head to the grindstone, we progressed on a straight road with some raises, in a desert where only dromedaries chewed the few live plants in such an environment. We sometimes struggled to find shaded areas for our usual snack breaks. The little vegetation does not exceed 30 cm from the ground and we sometimes had to sit on the edge of the road under a shrub with 3 branches shaping a semblance of shade. We found uncommon outlets such as this temporary shop placed in a container to buy water there. At nightfall, after a beautiful orange sunset, we extended the day once more with our headlamps, which did not seem to disturb the police controlling our passports in the dark night. We had little choice in where to pitch our tent at the time of going to bed, even when about fifteen undesirable creatures positioned around our tent wished us a good night.]

Arrivée dans la ville de Mary / Arrival in Mary’s city
Avenue de la ville de Mary / Avenue in Mary’s city
Dans cette ville, les femmes balayent les rues / In this city, women sweep the streets
Petite pause à l’ombre / Snack break in the shade
Pas toujours facile de trouver de l’ombre sous ces 45 degrés / Not always easy to find a place in the shadow under 45 degrees
Dromadaires sauvages / Wild dromedaries
Container éphémère pour acheter quelques bouteilles d’eau / Temporary supply point in container to buy some bottles of water
Le soleil se couche, il nous faut encore rouler un peu / Sun going down, we still have to ride a bit further
Angélique est ravie d’avoir de la compagnie ce soir! / Angelique is delighted to have some company tonight!

Jour 4 / Day 4: 129 km
Troisième jour d’affilée que notre petit déjeuner est avalé avant que le soleil n’éclaire notre campement. Il est 6h lorsque nous poussons nos vélos hors des dunes et remettons nos deux roues sur l’asphalte de la M37. Journée similaire à la précédente, une interminable ligne droite, sauf qu’aujourd’hui notre étape doit se terminer à Turkmenabat; marquant quasiment la fin de notre traversée du pays. Cet objectif en tête nous fait oublier le -sans doute- manque de sommeil et la fatigue musculaire qui commencent à se faire ressentir. Nous trouvons un restaurant de quoi acheter 5 bouteilles d’eau pour remplir nos poches d’eau. Nous ressentons la chaleur plus tôt que d’habitude et nous dépassons les 50 degrés sur les coups de midi. Ayant repérer un café/restaurant sur notre carte pour notre déjeuner, il devient rapidement une oasis que nous souhaitons atteindre au plus vite lorsque nos esprits commencent à divaguer et se mettent à rêver d’un soda frais dans une pièce climatisée. Le restaurant est un local blanc au milieu d’une énorme cour, dans lequel une dame roule une pâte d’environ 1,50 mètres de diamètre pour concevoir sa spécialité: des mantys (raviolis bouillis, farcis à la viande de mouton et aux oignons). Nous passons 2 heures en compagnie de cette dame, puis laissons les températures chutées encore un peu avant d’entreprendre les 40 km restants pour Turkménabat. Dans cette ville, même impression qu’à Mary la veille, les larges avenues sont encadrées d’imposants bâtiments blancs avec des panneaux digitaux souhaitant la bienvenue et des écrans LCD faisant la promotion de la ville, son côté sportif et les prochains jeux asiatiques de combat à Ashgabat (capitale du Turkménistan) prévus début septembre 2017. Seulement en creusant un peu, nous trouvons de vieux bâtiments vétustes sombres datant de l’époque soviétique et c’est dans un de ces blocs de béton gris que nous passons une nuit bien méritée à l’hôtel. Une expérience dans le passé qui vaut le détour avec entre autres: une serrure de cellule pénitenciaire, une baignoire posée sur une dalle de béton alimentée par un tuyau délivrant un fin filet d’eau tiède, des lits où la planche en bois sert autant de sommier que de matelas et des prises électriques fournies par l’URSS il y a des décennies sortant du mur. Nous trouvons tout de même de délicieux samsas (beignets fourrés à la viande et aux oignons) dans une cuisine voisine pour notre dîner et célébrons notre traversée du pays autour d’un Fanta!

[Third day in a row that our breakfast was swallowed before the sun lighted our camp up. It was 06:00 when we pushed our bikes out of the dunes and put our two wheelers on the asphalt of the M37. Day similar to the previous one, an endless flat section, except that today our stage must end in Turkmenabat; marking almost the end of our crossing of the country. This goal in mind made us forget the – undoubtedly – lack of sleep and muscle fatigue that were beginning to be felt. We found a restaurant to buy 5 bottles of water to fill our water pockets. We felt the heat earlier than usual and we exceeded the 50 degrees around noon. Having identified a coffee/restaurant on our map for lunch, it quickly became an oasis that we wanted to reach as soon as our spirits began to rave and dream of a fresh soda in an air-conditioned room. The restaurant was a white room in the middle of a huge courtyard, in which a lady was rolling a 1.50 metres diameter pastry to make her specialty: mantis (boiled dumplings filled with oignons and ground meat. We spent 2 hours with this lady, then let the temperatures dropped a little before starting the remaining 40 km for Turkmenabat. In this city, the same impression as in Mary the day before, the wide avenues are framed by imposing white buildings with welcoming digital panels and LCD screens promoting the city, its sports side and the upcoming Asian martial games in Ashgabat (capital of Turkmenistan) scheduled for early September 2017. Only by looking outside these main streets, we found old dark buildings dating from the Soviet era and it was in one of these gray concrete blocks that we spent a well-deserved night in a hotel. An experience in the past that was worth a visit with, among others: a penitentiary cell lock, a bathtub on a concrete slab supplied by a pipe delivering a fine trickle of warm water, beds where the wooden plank was used as much base than mattress and electric outlets supplied by the USSR decades ago sticking out of the wall. We still found delicious samsas (fried dumplings filled with meat and oignons) in a neighbouring shop for our dinner and celebrated our crossing of the country around a Fanta!]

Le soleil se lève, on est prêt pour ce 4ème jour / Sun coming up, we are almost ready for this 4th day


Ça doit être tout droit! / It should be all straight on!


Une aimable famille turkmène nous offrira un café en bord de route / A well-deserved coffee offered by this Turkmen family on the roadside
La cuisinière prépare la pâte des raviolis / The chef preparing the pastry for dumplings
Un vrai régal, Nicolas prendra même une deuxième portion / A real treat, Nicolas will even have a second portion
La façade du restaurant / Restaurant’s facade
Les toilettes du restaurant!! / Restaurant’s toilets!!
Avenue à Turkmenabat / Main street in Turkmenabat
Il est interdit de klaxonner à Turkmenabat / It is forbidden to beep there
Les délicieux samsas / Yummy samsas
On trinque à cette aventure turkmène / Cheers to the Turkmen challenge

Jour 5 / Day 5: 33 km

Enfin, nous pouvons dormir jusqu’à 7h puisque la frontière Ouzbèke n’est qu’à 30 km de Turkménabat. Après un passage au magasin du coin pour dépenser notre derniers Manats turkmènes, nous retrouvons de nouveau les mêmes conditions que les 4 jours précédents pour garder un bon souvenir de ce court passage. Avec un vent contraire, sur une route au milieu du désert, nous rejoignons le poste frontière turkmène blanc et vert affichant la photo du président Gurbanguly Berdimuhamedow. La douane semble plus pressée à nous faire sortir du pays qu’à y rentrer, nos sacoches sont rapidement inspectées et nos passeports tamponnés, nous venons de consommer notre visa de transit de 5 jours au Turkménistan et parcourir 507 km.

[Finally, we could sleep until 07:00 since the Uzbek border is only 30 km from Turkmenabat. After a stop at the local shop to spend our last Turkmen Manats, we found again the same conditions as the previous 4 days to keep a good memory of this short crossing. Under adverse wind conditions, on a road in the middle of the desert, we reached the white and green Turkmen border post showing the picture of the president Gurbanguly Berdimuhamedow. Customs seemed more eager to get us out of the country than in, our bags were quickly inspected and our passports stamped, we had just consumed our 5-day transit visa in Turkmenistan and cycled 507 km.]

Direction l’Ouzbékistan / Towards Uzbekistan

Note: Cet article a été publié lorsque nous étions à Bishkek (Kirghizistan) / This blog post was published when we were in Bishkek (Kyrgyzstan)


Publicités